Skip to content
Astuces Recettes
Astuces

Avant d’ajouter de l’engrais à une plante qui va mal, vérifiez toujours ces 3 choses

Lorsqu’une plante jaunit, pousse lentement ou perd ses feuilles, le premier réflexe est souvent de lui donner de l’engrais. Pourtant, une plante affaiblie ne manque pas nécessairement de nutriments. Un mauvais arrosage, une lumière inadaptée ou des racines en difficulté peuvent produire des symptômes très similaires. Dans ces situations, fertiliser davantage ne résout pas la cause et peut même aggraver le problème, notamment par accumulation de sels dans le substrat. Avant de sortir le flacon d’engrais, vérifiez donc trois éléments essentiels : l’humidité du terreau, la lumière reçue et l’état des racines.

1. Vérifiez d’abord l’humidité du terreau

L’arrosage est l’un des premiers éléments à contrôler lorsqu’une plante semble dépérir. Une plante trop arrosée peut présenter des feuilles jaunes, molles ou tombantes. Une plante déshydratée peut également avoir des feuilles affaissées, mais son substrat sera généralement beaucoup plus sec.

Comment faire

Enfoncez un doigt dans le substrat sur environ 3 à 5 cm. Pour un très petit pot, 2 à 3 cm suffisent.

Observez ensuite la terre :

  • si elle est fraîche et légèrement humide, n’arrosez pas automatiquement ;
  • si elle est sèche à cette profondeur et que l’espèce apprécie de sécher légèrement entre deux arrosages, un apport d’eau peut être nécessaire ;
  • si elle est détrempée plusieurs jours après l’arrosage, cherchez pourquoi elle sèche si lentement.

Vous pouvez également soulever le pot. Avec un peu d’habitude, la différence de poids entre un substrat humide et sec devient un excellent indicateur.

Si la terre reste constamment mouillée

Vérifiez immédiatement que le pot possède au moins un véritable trou de drainage et que celui-ci n’est pas obstrué.

Après l’arrosage, laissez toujours l’excédent s’écouler. Si de l’eau reste dans la soucoupe ou le cache-pot, videz-la après quelques minutes.

Ne rempotez toutefois pas systématiquement une plante simplement parce que son terreau est humide. Commencez par espacer les arrosages et observez son évolution, sauf si des signes de pourriture des racines sont présents.

2. Vérifiez la lumière réellement reçue

Une plante placée dans une pièce lumineuse n’est pas nécessairement suffisamment éclairée. L’intensité lumineuse diminue rapidement lorsqu’on éloigne une plante de la fenêtre.

Un manque de lumière peut provoquer :

  • une croissance très lente ;
  • des tiges anormalement allongées ;
  • de grandes distances entre les nouvelles feuilles ;
  • une plante qui penche vers la fenêtre ;
  • des feuilles plus petites ou progressivement perdues.

Dans ce cas, ajouter de l’engrais ne compensera pas le manque de lumière.

Comment vérifier son emplacement

Observez la plante pendant plusieurs jours et identifiez la fenêtre qui l’éclaire.

Les besoins diffèrent considérablement selon l’espèce. Un cactus ou certaines succulentes demandent généralement beaucoup plus de lumière qu’un pothos ou qu’une sansevieria.

Si la plante manque manifestement de lumière, rapprochez-la progressivement d’une fenêtre adaptée. Évitez toutefois de placer brutalement une plante habituée à l’ombre en plein soleil intense : les feuilles peuvent subir des brûlures.

Effectuez le changement sur 7 à 14 jours lorsque l’exposition devient nettement plus forte.

Attention aux changements saisonniers

Un emplacement satisfaisant en été peut devenir trop sombre en automne ou en hiver. À l’inverse, une fenêtre très ensoleillée peut devenir beaucoup plus intense pendant les mois chauds.

Avant de fertiliser une plante qui ne pousse plus, demandez-vous donc si son ralentissement n’est pas simplement lié à une diminution saisonnière de la lumière.

3. Examinez l’état des racines et du substrat

Si l’arrosage et la lumière semblent corrects mais que la plante continue à décliner, examinez son système racinaire, particulièrement lorsque le terreau reste humide anormalement longtemps ou qu’une odeur désagréable apparaît.

Comment inspecter les racines

Sortez délicatement la motte du pot lorsque cela peut être fait sans arracher la plante.

Des racines saines sont généralement fermes. Leur couleur varie selon les espèces et le substrat : elles ne sont donc pas obligatoirement blanches.

En revanche, méfiez-vous des racines :

  • très molles ;
  • visqueuses ;
  • qui se désagrègent facilement ;
  • associées à une odeur de décomposition.

Ces signes peuvent indiquer une pourriture.

À l’autre extrême, une motte presque entièrement constituée de racines tournant autour du pot peut indiquer que la plante est devenue trop à l’étroit.

Cette astuce vous a plu ?

Inscrivez-vous et recevez nos meilleurs trucs et astuces chaque semaine, directement dans votre boîte mail.

Que faire si les racines sont abîmées ?

Retirez délicatement le substrat détrempé et coupez uniquement les racines manifestement mortes ou pourries avec des ciseaux propres et désinfectés.

Rempotez dans un contenant possédant des trous de drainage, avec un substrat adapté à l’espèce. Évitez de choisir immédiatement un pot beaucoup plus grand : un volume excessif de terre reste humide plus longtemps autour d’un petit système racinaire.

Après une intervention importante sur les racines, ne cherchez pas à stimuler immédiatement la plante avec une forte dose d’engrais. Laissez-la d’abord se stabiliser.

Pourquoi l’engrais peut aggraver une plante déjà stressée

Un engrais fournit des éléments nutritifs, mais ce n’est ni un médicament ni une solution universelle contre le jaunissement.

Lorsqu’une plante ne peut pas utiliser correctement les nutriments à cause de racines endommagées, d’un excès d’eau ou de conditions lumineuses insuffisantes, ajouter davantage d’engrais peut provoquer une accumulation de sels dans le substrat.

À concentration excessive, ces sels peuvent endommager les racines et provoquer notamment des extrémités ou des bordures de feuilles desséchées.

La règle est donc simple : corrigez d’abord les conditions de culture, fertilisez ensuite uniquement si cela est pertinent.

Quand peut-on recommencer à fertiliser ?

Attendez que la plante soit stabilisée et montre des signes de croissance active : apparition de nouvelles feuilles, nouvelles pousses ou reprise visible de la croissance.

Utilisez ensuite un engrais réellement adapté à l’espèce et suivez le dosage indiqué sur son emballage. Ne doublez jamais la quantité dans l’espoir d’accélérer la récupération.

Pour une plante d’intérieur récemment rempotée dans un terreau déjà enrichi, vérifiez également l’étiquette du substrat : il peut contenir suffisamment de nutriments pour plusieurs semaines.

En période de faible croissance, de nombreuses plantes ont aussi besoin de fertilisations moins fréquentes, voire d’aucun apport pendant un certain temps.

Quelques vérifications complémentaires utiles

Si les trois points précédents ne révèlent rien d’anormal, inspectez attentivement les feuilles, notamment leur revers, les jeunes pousses et les jonctions entre feuilles et tiges.

Recherchez des cochenilles, pucerons, acariens ou autres ravageurs. De petits insectes, des amas cotonneux, une substance collante ou de fines toiles peuvent signaler une infestation.

Éloignez temporairement la plante des autres végétaux si vous suspectez des parasites afin de limiter leur propagation.

Pensez également aux changements récents : déplacement près d’un radiateur, courant d’air froid, rempotage, exposition soudaine au soleil ou modification importante des habitudes d’arrosage.

Les erreurs à éviter

Fertiliser dès qu’une feuille jaunit : une vieille feuille peut jaunir naturellement et un jaunissement généralisé possède de nombreuses causes possibles.

Arroser et fertiliser en même temps une terre déjà détrempée : cela ne corrige pas un problème racinaire.

Augmenter fortement la dose d’engrais : davantage de produit ne signifie pas une récupération plus rapide.

Rempoter systématiquement une plante stressée : un rempotage inutile ajoute un stress supplémentaire.

Diagnostiquer uniquement à partir des feuilles : observez simultanément le terreau, les racines, la lumière et les conditions récentes.

Appliquer la même routine à toutes les plantes : un cactus, une fougère et une plante tropicale n’ont pas les mêmes besoins.

Avant de donner de l’engrais à une plante qui semble aller mal, prenez donc quelques minutes pour contrôler l’humidité du substrat, son exposition lumineuse et ses racines. Ces trois vérifications permettent souvent de découvrir la véritable origine du problème. Une fois les conditions corrigées et la croissance revenue, une fertilisation raisonnable et adaptée pourra réellement accompagner la plante, plutôt que d’ajouter un stress supplémentaire.

Cette astuce vous a plu ?

Inscrivez-vous et recevez nos meilleurs trucs et astuces chaque semaine, directement dans votre boîte mail.

Read next

Leave a comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *